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A propos de l'auteur
Karine Riahi

Avocat au Barreau de Paris depuis 1989
Associé depuis 2008
Bureau : Paris
Secrétariat : Françoise Delaroche : 33 (0)1 44 95 20 40
Email : k.riahi@kga.fr

Le droit est-il soluble dans l’art ?


Un « biopic » français peut-il être intéressant ? C’est la question que l’on peut légitimement se poser après avoir regardé « La Conquête » de Xavier Durringer. Ce film raconte l’accession de Nicolas Sarkozy au pouvoir. Il met en scène des personnages politiques qui nous sont proches, nous emmène au cœur du pouvoir et dévoile les rouages de la politique.


Certains droits réservés par jimmymac333
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Mais d’où nous vient alors ce profond ennui lorsqu’on le regarde ? Précisément du fait qu’il a parfaitement respecté les principes du respect de la vie privée qu’un réalisateur doit appliquer quand il entreprend de tourner un film basé sur des faits réels, des personnages existants et reprenant des éléments de leur vie privée.

Ces principes sont de ne dévoiler que des faits de la vie privée déjà divulguées dans la presse, à la télévision etc.., de ne pas révéler des faits de la vie privée d’une personne, restés inconnus du grand public, et de ne pas ajouter d’éléments imaginaires aux faits réels.

Effectivement rien de ce qui a été raconté dans « La Conquête » ne nous était inconnu, rien ne pouvait nous surprendre, et rien ne nous a charmés.

Peut être, finalement, aurait-il mieux valu un documentaire classique pour raconter cette période.

Alors le « biopic » la fausse bonne idée du cinéma de fiction ? Certainement, sauf lorsque l’histoire inspirée de la réalité s’en éloigne précisément, sans porter atteinte à la vie privée des protagonistes.

Cela semble avoir été le parti pris de Roshdy Zem, dans son dernier film « Omar m’a tuer », dans lequel il s’affranchit de la position officielle, et mène sa propre enquête. Il nous donne son point de vue d’auteur et nous rappelle qu’heureusement le cinéma de fiction expose une autre réalité que le spectateur ne peut percevoir, seul.

Il nous rappelle que le cinéma doit rester un art.

Rédigé par Karine Riahi le Mardi 28 Juin 2011

        

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